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CDJ, Commission Développement Durable : mieux comprendre pour agir mieux !

Publié le mardi 3 février 2026 09:42 - Mis à jour le vendredi 6 février 2026 14:02
Le 23 janvier, les élus de la commission Développement durable se sont réunis au collège Jean-Baptiste Dumas à Salindres pour leur 1re réunion de 2026, Une journée studieuse, sous une pluie battante, qui n’a en rien entamé l’humeur de la troupe !

Au programme : la société du jetable versus économie circulaire.

Lorsqu'ils ont eu, en début d'année, à imaginer de quelle manière illustrer la notion des “3 R” (Réduire, Réutiliser, Recycler) sur les affiches de sensibilisation qu’ils sont en train d'élaborer à destination des collèges, les jeunes élus de la commission avaient proposé de représenter une poubelle de tri. 

Pour beaucoup de gens encore, préserver un monde durable se résume trop souvent au fait de jeter le plastique dans la bonne poubelle, sans interroger plus avant les pratiques de consommation de notre société, une société passée en 150 ans du tout réutilisable au tout jetable. 
Afin que les Conseillers départementaux jeunes puissent devenir auprès de leurs pairs (ou des adultes !) des ambassadeurs éclairés de la cause pour laquelle ils se sont engagés, le CDJ a toujours eu à cœur de leur apporter aussi bien des connaissances et savoir-faire qu’un esprit critique et d’analyse. 
Il paraissait donc indispensable d’inviter les jeunes à réfléchir aux 2 autres “R” et plus généralement à la question de l’usage unique de certains produits et emballages plastiques dans notre société.

Mais avant cela, comme d’habitude : petite révision de la précédente journée, qui avait, elle, été consacrée au dérèglement climatique.

>> Lire l'article : Commission Développement durable ; focus sur le climat

 



Avant 1850 : une économie circulaire où rien ne se perd !

Pour prendre conscience de nos pratiques actuelles, rien de tel que de les comparer à nos pratiques passées. Florian Messador, de l’association Nîmes en transition avait donc élaboré spécialement pour cette séance un petit jeu consistant à replacer des mots dans un schéma représentant l’économie circulaire d’avant 1850.
Pour commencer, une question a été posée aux jeunes élus : « De quoi a-t-on besoin pour vivre ? ».

On évoque les besoins fondamentaux pour tout être humain : de l’eau, de la nourriture, s’abriter/se loger, se couvrir/se vêtir…
Peu à peu, les jeunes comprennent qu’avant 1850 et la Révolution industrielle, la société française vivait d’une manière plus sobre et plus économe en termes de ressources. 
Les méthodes d’hier étaient en fait dans une logique de « développement durable ». Les ressources étaient utilisées et réutilisées avec soin. De même que les produits consommés. La surproduction et le gaspillage n’existaient pas.




Culpabiliser ou se responsabiliser ?

Les jeunes ont ensuite visionné un extrait de reportage consacré à une association organisant des collectes des déchets dans la nature et l'espace public. Cette association revendique de baser sa démarche sur la culpabilisation des consommateurs, tout en étant financée par certains des plus gros fabricants d'emballage plastique. Est-ce là l'illustration du principe de "pollueur-payeur" ou un rejet de leur responsabilité sur le seul consommateur ? L'objectif était d'inviter les jeunes à réfléchir à cette notion de « responsabilité » :

- Peut-on tenir les consommateurs comme seuls coupables de la production de déchets plastiques ? 

- Par ailleurs comment fonctionne réellement le recyclage ? Quel est son coût énergétique ? Peut-il être considéré comme la solution, quand on sait qu’une bouteille en plastique sur 5 seulement pourra être recyclée ? 

- Comment pouvons-nous, nous, en tant que consommateur responsable adopter des pratiques plus durables ? 

- Quelles les solutions ou alternative existent pour véritablement diminuer la production de déchets en modifiant les modes de production et de consommations ?




Les idées fusent : les élus proposent différentes pistes aussi bien pour les producteurs de plastique que pour les consommateurs : 
- Pourquoi ne pas mettre de limites à la production de plastique ? Augmenter son prix comme pour le tabac ?
- Faire voter des lois qui favoriseraient l'alternative au plastique ?
- Taxer davantage cette industrie ?
- De même, à destination des consommateurs, développer l’information et la sensibilisation sur ce sujet, les enjeux, les conséquences sur l’environnement, la santé.
- Les consommateurs peuvent aussi « boycotter » certains produits, certaines marques pour inciter les entreprises à faire évoluer leurs pratiques.
- Dans une démarche plus responsable au quotidien, à la maison, acheter et utiliser plus de « produits bruts » et non « transformés ». Préférer le vrac aux produits conditionnés dans des emballages. Utiliser des contenants réutilisables. Prendre le temps pour (ré)apprendre à cuisiner plutôt que d’acheter des plats préparés dans des emballages plastiques…




Des affiches exposées et des quiz proposés !

Après cette matinée de “formation”, les jeunes élus se sont attelés l’après-midi à développer un des aspects de leur projet.

Car pour rappel, afin de sensibiliser au mieux les collégiens aux grands enjeux de la transition écologique (enjeux qui correspondent aux catégories d'actions proposées sur leur site L'Invent'terre – Pour des collèges plus verts), les élus du CDJ sont en train d'élaborer non seulement des affiches, mais aussi des quiz sur chacun de ces sujets.

Par petits groupes, ils ont donc effectué des recherches pour constituer des séries de questions autour de quatre premiers enjeux : 

  • Réduire - Réutiliser - Recycler (les 3R), 
  • Préserver les ressources naturelles,
  • Respecter la biodiversité, 
  • Se déplacer sans polluer.

Sensibiliser, s'engager, Consommer de manière responsable et S’adapter au changement climatique étant gardés pour la prochaine séance.


16h déjà, les taxis arrivent. Les goûters sont vite engloutis, on rit, on se rassemble, la journée est passée à toute vitesse. Il pleut toujours à Salindres, mais tout le monde repart avec le sourire, déjà prêt pour la prochaine journée de travail, le 10 février au collège Ada Lovelace à Nîmes.